Page de garde sur les sectes

VPrésentation

Première approche  :

>Qu'est-ce-qu'une secte ? sous menus par tabulation arrière :

>Origines et causes sous menus par tabulation arrière :

Bouleversement des sociétés modernes, monde planétaire, offres et réponses des sectes  :

>Comment reconnaître une secte ? sous menus par tabulation arrière :

Quelques références  :

VDeuxième partie

Les associations de défences  :

Législation, rapports officiels  :

VRéflexion, thèmes et débats

Sectes et entreprises  :

Sectes et mondialisation  :

Sectes et psychologies individuelles  :

L'aspect sociologique  :

L'Islam est-il passé à l'Ouest ?  :

Religion et Politique  :

VQuelques organisations

>Scientologie sous menus par tabulation arrière :

Liste des fiches "SNC Lyon"  :

Recherche sur la Franc-maçonnerie  :

VDes sectes dans l'église catholique ?

>Les mouvements « charismatiques » sous menus par tabulation arrière :

L'Opus Dei  :

Le chemin néocatéchuménal  :

Autres mouvements  :

VPoints de vue de théologiens

Henri Bourgeois : Le chemin néocatéchuménal  :

>Pierre Lathuilière sous menus par tabulation arrière :

Henri Denis : les thèses de l'Opus Dei  :

VBibliographie, Sites et Annexes.

Bibliographie  :

Sites  :

Parutions récentes  :

Annexes  :

Diocèse de Lyon Mars 2000

Pastorale, sectes et nouvelles croyances




Les Baha’is



L’Orient a toujours été et demeure un lieu religieux source. Le Judaïsme et le Christianisme sont nés en Palestine, l’Islam en Arabie pour ne parler que des grands courants religieux actuels. Au 3e siècle, en Perse, l’actuel Iran est apparu et s’est développé le Mazdéisme ou Manichéisme, religion à part entière, dont on sait l’influence sur les divers courants de pensée au cours de l’histoire.


Et voici qu’en plein XIXe siècle, dans ce pays dominé par l’Islam chiite, naît et prend son essor, malgré les persécutions, un nouveau courant religieux : la FOl UNIVERSELLE BAHA’IE.

Le touriste qui flâne dans le Vieux Lyon entre Saint-Georges et Saint-Paul remarquera, à l’angle de la rue Lainerie et de la place Saint-paul, une vitrine où s’exposent des textes, des schémas, des photos et une invitation à venir aux jours de permanences. C’est le Centre Baha’i qui a pignon sur rue, 1 place Saint-Paul.


En novembre 1995, au Novotel de Bron, ce mouvement tenait son congrès national qui préparait pour fin 1998 le centième anniversaire de son implantation en France. Oui sont donc ces Baha’is peu connus mais bien présents parmi nous ?



I Le précurseur : LE BAB


Tout commence en Iran en 1844. Un jeune musulman chiite,commerçant à Shiraz. Ali Mohamed, qu’on appellera le Bab c’est-à-dire la porte, se présente comme celui qui annonce et prépare la venue prochaine du “Grand éducateur universel” qui “unira le genre humain et inaugurera l’ère nouvelle de la paix universelle”. Il rallie de nombreux adeptes appelés les Babis mais déclenche de la part du clergé islamique une violente persécution. Le Bab est fusillé à Tabriz le 9 juillet 1850 à l’âge de 31 ans et 20 000 babis l’accompagnent dans la mort.


D’autres sont jetés en prison et parmi eux, le futur Baha’u’llah


II.Le messie souffrant : Baha’u’llah


Il s’appelle Mirza Husayn Ali mais prendra le nom de Baha’u’llah, ce qui veut dire “la gloire de Dieu”. Au cours de sa longue et pénible captivité, il va élaborer une religion nouvelle issue de l’enseignement du Bab mais aussi du Coran, de la Bible et surtout de l’Evangile. Babi dès 1844, il connaîtra toute sa vie la prison ou l’exil d’abord en Irak à Bagdad, puis à Istanbul et enfin en Palestine dans la prison de Saint-Jean d’Acre (AKKA), C’est à Bagdad que le 21 avril 1863 (date fondatrice) Baha’u’llah proclame à ses disciples qu’il est le “promis” annoncé par le Bab mais aussi par les prophètes bibliques, qu’il est “celui que Dieu devait manifester”. La communauté babie devient le peuple de Baha ou les Baha’is


De ses prisons, il va réconforter ses compagnons, organiser son mouvement, préciser son message qu’il va faire connaître, en leur écrivant, aux souverains de l’époque : Napoléon III, la reine Victoria, François-Joseph, Guillaume 1er, le président américain et le pape Pie IX,


Transféré à la Bahji à côté de Saint-Jean d’Acre, Baha’u’llah meurt en 1892 après 40 ans de prison et de bannissement. La foi Bahi’e est alors implantée en Irak, en Turquie, en Egypte et en Inde. Son expansion universelle sera l’oeuvre de ses successeurs


III. Les successeurs et le développement


Abdu’l Baha, son fils, passe la première partie de sa vie en prison dont il ne sort qu’en 1908. Avec détermination, mais aussi avec un dévouement et une bonté qui touchent les creurs, il va voyager et donner à son mouvement une dimension internationale. Dès 1911, il est à Londres et à Paris. L’année suivante à New York, Budapest, Vienne, en Allemagne puis en Egypte. En 1913, il rentre à Haïfa où il meurt en 1921.


Shogi Effenoi, petit-fils de Aoou’l Baha qu’il a désigné comme successeur structure la communauté et contribue activement à répandre la foi baha’ie au monde entier. A sa mort, en 1957, trois cent pays abritent des communautés baha’ies.


Depuis 1963, la foi Baha’ie est guidée par la Maison universelle de Justice, corps international élu, qui siège à Haïfai.


Aujourd’hui, sur les pentes du Mont Carmel, un splendide mausolée dominant Haïfa abrite les restes du Bab et d’Ababdu’l Bah A’, Baha’u’llah, lui, repose dans un mausolée à Bahji à 2kms de Saint-Jean d’Acre, au lieu même de sa dernière captivité. Pour les Baha’is, c’est l’endroit sacré par excellence.


IV. La doctrine


Unicité de Dieu. Unicité des religions. Unité du genre humain, ainsi peut se résumer la doctrine baha’ie.


Le programme moral et social des baha’is l’emporte sur l’aspect religieux proprement dit. C’est lui qui attire et séduit.


• Sur le plan individuel, le baha’isme prêche la tolérance, la fraternité, la justice, l’attention aux pauvres et aux souffrants, la non-violence. Dans un poème Baha’u’llah écrit : “Sois une lampe pour ceux qui marchent dans les ténèbres, une consolation pour les affligés... sois un foyer pour l’étranger, une forteresse pour les fugitifs”.


• Sur le plan collectif, les baha’is sont guidés par un principe majeur : “La terre n’est qu’un seul pays et tous les hommes en sont les citoyens” ou de façon plus imagée “Vous êtes tous les fruits d’un seul arbre, les feuilles d’une seule branche, les fleurs d’un seul jardin, les gouttes d’un seul océan”. Aussi luttent-ils contre le nationalisme, contre toute exclusion ou forme de racisme, contre la violence et encouragent-ils fédéralisme et mondialisme. Dans un contexte difficile, dès les origines en Iran même, ils ont lutté pour la promotion de la femme. La foi baha’ie préconise un engagement social pour promouvoir un corps législatif et un pouvoir exécutif mondial, un tribunal international, avec une capitale unique et une langue commune...


V. Le message religieux